Addictomed : somnifères, anxiolytiques, calmants : attention à la dépendance !

Votre médecin vous a prescrit récemment un médicament pour soulager l'anxiété, le stress ou l’insomnie ? Savez-vous que certains de ces anxiolytiques s’ils sont pris trop longtemps, peuvent causer une accoutumance et une forte dépendance ?
Dans tous les cas, ces médicaments - s'ils peuvent être d'une grande aide ponctuellement - ne doivent généralement pas être utilisés à long terme.
Ils doivent être prescrits pour une courte durée et le dosage journalier indiqué par le médecin doit être respecté par le patient.
Ce site d’information scientifique est proposé par MFP Services, un organisme indépendant des producteurs de médicaments et de tous produits alternatifs.

Quand ils sont utiles, les somnifères et les anxiolytiques (les «benzodiazépines») n’ont qu’un rôle d’appoint transitoire et de courte durée:

  • Traitement contre l’insomnie : pas plus de 4 semaines consécutives !
  • Traitement contre l’anxiété : pas plus de 3 mois consécutifs !

Si vous prenez un somnifère ou un anxiolytique, n’interrompez pas seul votre traitement. Un arrêt brutal peut être dangereux. L'arrêt doit être très progressif et supervisé par votre médecin traitant.

Stress lié au COVID-19

L'info de la semaine

Plus de troubles du sommeil avec le reconfinement

Quelques jours après l’entrée en vigueur du reconfinement, l’Institut français d'opinion publique (IFOP) s’est intéressé à l’impact de cette nouvelle période de confinement sur le moral des français.

Réalisée pour le site Consolab, cette enquête a été menée en ligne, par questionnaire auto-administré, du 4 au 5 novembre 2020 auprès d’un échantillon de 2 030 personnes (dont un sous-échantillon de 1 094 salariés), représentatif de la population âgée de 18 ans et plus résidant en France métropolitaine.

Une question concernait plus spécifiquement la qualité du sommeil des adultes. Plus d’une personne interrogée sur trois (38%) a rapporté des troubles du sommeil (insomnie, trouble du rythme du sommeil…), soit 6% de plus qu’avant le confinement. Ces troubles sont plus plus marqués chez les femmes (44% rapportent des troubles du sommeil, dont 7% de plus qu’avant le confinement) que chez les hommes (31% rapportent des troubles du sommeil, dont 5% de plus qu’avant le confinement). Une tendance inquiétante qu’il ne faut pas laisser s’installer sur la durée.

Si vous souffrez de troubles du sommeil d’apparition récente ou aggravés par le confinement, parlez-en à votre médecin traitant.

Enquête IFOP

Mon somnifère ou mon anxiolytique
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