Addictomed : somnifères, anxiolytiques, calmants : attention à la dépendance !

Votre médecin vous a prescrit récemment un médicament pour soulager l'anxiété, le stress ou l’insomnie ? Savez-vous que certains de ces anxiolytiques s’ils sont pris trop longtemps, peuvent causer une accoutumance et une forte dépendance ?
Dans tous les cas, ces médicaments - s'ils peuvent être d'une grande aide ponctuellement - ne doivent généralement pas être utilisés à long terme.
Ils doivent être prescrits pour une courte durée et le dosage journalier indiqué par le médecin doit être respecté par le patient.
Ce site d’information scientifique est proposé par Urops, un organisme indépendant des producteurs de médicaments et de tous produits alternatifs.

Quand ils sont utiles, les somnifères et les anxiolytiques (les «benzodiazépines») n’ont qu’un rôle d’appoint transitoire et de courte durée:

  • Traitement contre l’insomnie : pas plus de 4 semaines consécutives !
  • Traitement contre l’anxiété : pas plus de 3 mois consécutifs !

Si vous prenez un somnifère ou un anxiolytique, n’interrompez pas seul votre traitement. Un arrêt brutal peut être dangereux. L'arrêt doit être très progressif et supervisé par votre médecin traitant.

Stress lié au COVID-19

L'info du moment

VRAI ou FAUX : un ou deux verres d’alcool le soir
aident à mieux dormir

FAUX et VRAI ! À première vue, prendre un verre ou même en prendre plusieurs semble être bénéfique pour le sommeil. Il est vrai qu’à faible dose, l’alcool peut faciliter un peu l’endormissement, sans effet néfaste sur les différents stades du sommeil. Mais à plus forte dose, si l’alcool aide habituellement à s’endormir et à ne pas se réveiller durant les premières heures, il bouleverse le restant de la nuit, qui est alors caractérisé par un sommeil plus fragmenté, des éveils nocturnes et parfois un réveil matinal précoce avec incapacité de se rendormir. En pratique, l’alcool est plutôt un « faux ami » du sommeil : s’il peut favoriser l’endormissement, il a en fait, plutôt tendance à perturber le sommeil.

De plus, la notion de faible et forte dose est très variable selon les personnes. S’ajoutent alors tous les risques liés à la consommation régulière (et parfois un peu excessive) d’alcool. La consommation d’alcool entraine aussi un apport calorique inutile.

Si vous souffrez de troubles du sommeil, vous trouverez davantage de bénéfices, en faisant plutôt une pause dans votre consommation d’alcool. Le mois de janvier et son défi «janvier sans alcool » sont une bonne occasion de tenter l’expérience et probablement améliorer votre sommeil, tout en prenant soin de votre santé.

#LeDéfiDeJanvier

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